Le ministère du Travail a présenté en février dernier un décret visant à faciliter un co-financement par les entreprises des formations dans le cadre du Compte Personnel de Formation (CPF).
L’objectif est double : encourager les employeurs à abonder la CPF de leurs salariés, tout en leur permettant de mieux orienter leurs contributions vers des formations réellement adaptées aux besoins de l’entreprise.
Actuellement, un employeur qui souhaite abonder le CPF d’un salarié n’a aucun moyen de s’assurer que sa contribution sera aiguillée vers une formation en ligne avec les besoins de l’entreprise.
Le projet de décret veut offrir aux entreprises davantage de contrôle et de visibilité lorsqu’elles co-financent une formation via le CPF. Les employeurs pourront désigner le type de formation qu’ils souhaitent co-financer, formations qui doivent être exclusivement certifiantes. Les délais d’inscription du salarié pourront être également précisés.
Cet alignement avec les besoins de l’entreprise n’enlève rien au « P » du CPF. Le salarié reste maître de son Compte Personnel de Formation. Il reste libre de financer la formation de son choix, et peut tout à fait refuser l’abondement proposé par son employeur.
A noter parmi les nouveautés de 2025 concernant le CPF :
Le reste à charge obligatoire pour toute formation financée via le CPF a été revalorisé à 102,23 euros, indexation sur l’inflation oblige.
Par ailleurs, la loi de finances 2025, adoptée le 6 février, a restreint l’accès aux formations non certifiantes pour les créateurs et repreneurs d’entreprises.