Formations CPF : un décret pour booster la participation des employeurs

Le ministère du Travail a présenté en février dernier un décret visant à faciliter un co-financement par les entreprises des formations dans le cadre du Compte Personnel de Formation (CPF).

L’objectif est double : encourager les employeurs à abonder la CPF de leurs salariés, tout en leur permettant de mieux orienter leurs contributions vers des formations réellement adaptées aux besoins de l’entreprise.

Actuellement, un employeur qui souhaite abonder le CPF d’un salarié n’a aucun moyen de s’assurer que sa contribution sera aiguillée vers une formation en ligne avec les besoins de l’entreprise.

Le projet de décret veut offrir aux entreprises davantage de contrôle et de visibilité lorsqu’elles co-financent une formation via le CPF. Les employeurs pourront désigner le type de formation qu’ils souhaitent co-financer, formations qui doivent être exclusivement certifiantes. Les délais d’inscription du salarié pourront être également précisés.

Cet alignement avec les besoins de l’entreprise n’enlève rien au « P » du CPF. Le salarié reste maître de son Compte Personnel de Formation. Il reste libre de financer la formation de son choix, et peut tout à fait refuser l’abondement proposé par son employeur.

A noter parmi les nouveautés de 2025 concernant le CPF :

Le reste à charge obligatoire pour toute formation financée via le CPF a été revalorisé à 102,23 euros, indexation sur l’inflation oblige.

Par ailleurs, la loi de finances 2025, adoptée le 6 février, a restreint l’accès aux formations non certifiantes pour les créateurs et repreneurs d’entreprises.

Prise de parole en public : intégrez les contraintes du moment

Pour beaucoup, intervenir à l’oral est une contrainte en soi. Pour autant, l’exercice est radicalement différent en fonction des circonstances. Lorsqu’on prépare une prise de parole, avant même de se pencher sur le contenu du discours, il est primordial de faire le point sur le contexte, en se posant les bonnes questions. En voici quelques unes.

  • Présentiel ou distanciel ? Il est vain de calquer ses prises de parole dans une salle, face à un public, sur une intervention en visio. Le distanciel a ses propres contraintes (techniques, physiques, capacité d’attention et implication de l’audience…) tout en offrant des possibilités inexistantes en présentiel. A chaque stade de sa préparation, il faut vérifier que les choix des messages et les moyens mis en œuvre pour les porter sont adaptés à l’outil de visio.
  • Ai-je beaucoup de temps pour préparer ? On peut se préparer rapidement et efficacement lorsqu’on utilise les bons outils. Si vous avez plusieurs jours devant vous, vous pouvez prendre le temps de vous entraîner en répétant les moments stratégiques. Mais gare à la « sur-préparation » chronophage, énergivore… et bien souvent inutile.
  • Public large ou restreint ? Certains avouent être plus à l’aise en terrain connu, en petit comité, gage d’une plus grande proximité et interaction avec son public. D’autres au contraire préfèrent les vastes auditoires anonymes. Un peu comme un artiste à l’aise sur la scène mais beaucoup moins en interview ou dans une table-ronde.
  • Public profane ou expert par rapport à mon sujet ? En fonction, il faudra, lors de la préparation, placer le curseur de la vulgarisation au bon endroit. Et en cas de public hétéroclite, utiliser les techniques pour s’adresser à tout le monde.
  • Ai-je (réellement) besoin de supports visuels ? Utiliser des slides lors d’une présentation est bien souvent un réflexe. La pratique n’est même pas questionnée. Evaluez l’apport des supports visuels par rapport à vous, vos propos, ce que vous devez faire passer comme messages. Evitez de bâtir une intervention orale à partir d’un jeu de slides tout prêt. Adaptez plutôt vos supports visuels aux intentions et objectifs de votre prise de parole, qui doit rester un moment spécial, unique.
  • Quel est mon rapport au trac ? En fonction des personnes et des circonstances, l’emprise du trac est plus ou moins forte. Si la perspective d’intervenir à l’oral vous « prend la tête », utilisez les techniques de respiration, de visualisation et de préparation mentale lorsque le moment approche.

Pour aller plus loin: Gagner en impact à l’oral malgré les contraintes est l’objet de notre formation éligible à un financement via le CPF.

 

 

CPF: c’est parti pour le reste à charge de 100 euros

C’est désormais officiel. Les salariés qui souhaitent utiliser leur Compte Personnel de Formation devront mettre la main à la poche à hauteur de 100 euros. L’entrée en vigueur de ce reste à charge est prévue ce jeudi 2 mai, deux jours après la publication du décret au Journal Officiel.

Cette «participation obligatoire au financement des formations éligibles» au CPF sera revue chaque année, en tenant compte de l’inflation.

Comme prévu, les demandeurs d’emploi seront dispensés de cette participation obligatoire, de même que les salariés en phase de reconversion professionnelle. Ce reste à charge pourra également être pris en charge par l’employeur si ce dernier le souhaite, ou si cela est prévu dans les accords d’entreprise, de groupe ou de branche.

L’objectif est bien connu : permettre à l’Etat d’économiser 200 millions d’euros par an pour atténuer l’impact colossal des dépenses du CPF, dont le coût s’élevait, en 2021, à 2,6 milliards d’euros d’après la Cour des comptes.

CPF : Vers un reste à charge forfaitaire de 100 euros

Le feuilleton du reste à charge pour un salarié qui financerait sa formation avec son Compte Personnel Formation touche à sa fin. Après bien des hésitations et des changements de cap, le gouvernement a choisi l’option d’un forfait de 100 euros qui resterait à la charge du salarié, quel que soit le coût de la formation en question. Le site permismag a relayé cette information révélée par le quotidien Les Echos, qui aurait eu confirmation de cette mesure par une source gouvernementale.

Lors des derniers arbitrages, le Ministère de l’Économie souhaitait un reste à charge d’au moins 10% du coût de la formation, mais cette option n’aurait finalement pas été retenue. La mesure devrait générer jusqu’à 375 millions d’euros d’économies en année pleine.

Sous la forme d’un forfait unique à 100 euros, le reste à charge est donc proportionnellement moins pesant en cas de formation coûteuse, et son effet dissuasif devrait être limité.

L’entrée en vigueur de la mesure est prévue le 1er mai 2024 par décret.

Les chômeurs restent exonérés de cette participation forfaitaire au financement de leur formation via le CPF.

Reste à charge CPF : stop ou encore ?

Les salariés devront-ils mettre la main à la poche pour financer une formation via leur CPF ? On ne le sait toujours pas. Fin 2022, par le biais d’un amendement à la loi de finances 2023, le gouvernement avait décidé d’instaurer un reste à charge (de 20 à 30%) à régler par les salariés qui financeraient leur formation en utilisant leur CPF.

Les décrets d’application étaient attendus pour une mise en place dès le 2e trimestre. Mais le gouvernement se fait désormais très discret sur cette petite révolution du financement des formations CPF. Il faut dire que la réforme a fait grincer beaucoup de dents chez les partenaires sociaux comme chez les organismes de formation. Pas assez précise dans ses modalités et ses exceptions, elle serait en outre inapplicable en l’état. Et le gouvernement est désormais accaparé par la réforme des retraites, au moins le temps de son examen parlementaire.

Ce reste à charge sera-t-il vraiment mis en place ? Si oui, quand et dans quelles conditions précises ? La presse économique (en particulier Capital-Management et Les Echos) évoque désormais un possible enterrement de la réforme. Mais si le gouvernement maintient son amendement, les salariés garderont en mémoire qu’ils seront exonérés de reste à charge, et pourront donc continuer de financer 100% de leur formation via leur CPF, s’ils co-construisent leur projet de formation avec leur employeur. Sur ce dernier point notamment, l’affaire est à suivre.

 

 

Arnaques au CPF: les autorités serrent la vis

La lutte contre les fraudes au CPF (Compte Personnel de Formation) est plus que jamais d’actualité. Comme l’explique le journal Le Monde, l’accent est mis notamment sur le renforcement des mesures d’authentification des utilisateurs qui souhaitent avoir accès aux formations finançables par le CPF.
Depuis le mardi 25 octobre, les utilisateurs du site www.moncompteformation.gouv.fr, désormais géré par la Caisse des dépôts et consignations, devront passer par le service d’authentification FranceConnect+ pour acheter de nouvelles formations. Pour rappel, FranceConnect+ est une déclinaison du service d’identité en ligne FranceConnect. Lancée en 2021, elle propose une authentification forte, fondée sur au moins deux facteurs, passant par un fournisseur agréé. Pour l’heure, un seul fournisseur permet de se connecter avec FranceConnect+ : l’Identité Numérique La Poste, mais d’autres devraient suivre.

Autre front ouvert dans la guerre contre les arnaques au CPF: la prospection commerciale. Les parlementaires étudient une proposition de loi visant à interdire tout démarchage intempestif lié au CPF par téléphone, courrier électronique ou réseaux sociaux. C’est en effet lors de démarchages abusifs que des organismes malveillants récupéraient les identifiants des victimes pour ensuite siphonner leur compte CPF en les inscrivant à des formations bidons ou de piètre qualité.
Le texte prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 euros pour une personne physique et 375 000 euros pour une personne morale. Il a été approuvé par l’Assemblée nationale le 7 octobre et doit maintenant être validé par le Sénat.

Le Monde – Pour lutter contre la fraude au CPF le site moncompteformation adopte France Connect+